Ce devait être une journée paisible, j’avais prévu de ne rien faire si ce n’est lire ou regarder la télé. Seul. Dans le calme absolu d’une maison qui n’est habité que par moi-même ces jours-ci. Peu avant midi mon téléphone vibre. Un SMS. Réseau plus exploité suite à agression. « Pfff qui s’est encore ramassé un pavé dans le pare-brise … » me dis-je. Connectons-nous au monde civilisé que sont les médias et Twitter pour en savoir plus. Et là tout s’enchaîne, d’agression on parle de mort clinique de la victime. Un superviseur bus dépêché square des Armateurs pour un banal constat d’accident puis qui est mortellement tabassé par un ami du conducteur du véhicule qui est entré en collision avec le bus. Peu avant 13 heures on apprend que le superviseur est décédé des suites de ses blessures. On apprend qu’un homme est mort dans l’exercice de ses fonctions. 13 heures, le journal. On apprend que le superviseur avait 56 ans et plusieurs enfants dont une fille et un garçon qui travaillent également à la STIB. Et là on frémit. On se dit que ça ne peut être que lui, que ça ne peut être que cette famille là. On envoi un SMS, puis deux, puis trois, dans la nervosité. Puis on reçoit des réponses rapides qui corroborent notre thèse. Puis on ne sait pas quoi faire, on tremble, on peine en pensant à cette famille qui a perdu son patriarche et à la douleur de l’enfant qu’on connaît bien et qui nous a apporté réconfort et soutien en son temps. On ne sait pas quoi faire mais on est toujours en pyjama. On file à la douche, les mouvements sont confus, rapides, désordonnés, on est en état de choc, légèrement mais sûrement. On se rend compte que dehors la colère gronde et que d’arrêt de travail décrété par la direction, on est passé d’une manifestation spontanée place Poelaert, devant le palais de Justice. Alors on ne se pose aucune question, on court au garage, on enfourche son vélo et on y va. On a jamais pédalé aussi vite et pourtant on a pas l’impression d’avancer, on a pas l’impression de faire un effort, ni de chercher son chemin. On fonce et on y arrive. On voit une quinzaine de bus et deux trams aux quatre coins de la place. Tous affichent « SOS ». Des mines déconfites, des photos d’identité de la victime pixelisées sur des A4, des cafetières tièdes. Une atmosphère pesante. Un silence de mort. Des discussions ci et là. Des passants qui posent des questions au personnel. « On a assassiné un de mes collègues, Monsieur ». La tête des passants qui passe de l’idée préconçue sur la grève sauvage, la carte de membre Test-Achats dans la main (caricature) à la compassion et au respect le plus digne. Des larmes. De la colère. De l’incompréhension. Plusieurs bus quittent la place, ils vont rechercher leurs collègues qui ont précédemment entamé une marche jusqu’au siège social. Les bus se groupent en une file indienne complétée par des voitures d’intervention et des véhicules particuliers du personnel. Sous escorte policière, le cortège remonte la petite Ceinture. Les carrefours sont bloqués. Il faut plusieurs minute pour que l’ensemble du cortège franchisse chaque point. Les piétons s’amassent attendant de traverser. Mais leurs discussions s’estompent. Un silence interrogateur puis un silence de compassion assourdissant malgré le monde. On pédale plus vite pour ne pas perdre le cortège de vue, le vent est froid, on redouble d’effort dans la côte entre Saint-Josse et Dailly mais on rattrape le cortège qui roule lentement. On s’arrête finalement place de la Patrie, à Schaerbeek. C’est dans ce quartier que vivait l’agent tué. Le personnel se regroupe au milieu du carrefour. Un moment de recueillement puis quelques discours d’hommages spontanés. Des applaudissements réguliers. Une corporation endeuillée mais solidaire et contente de voir « frère », « collègue » et « ami ». Le temps des discours est terminé, le cortège poursuit son voyage jusqu’au dépôt de Haren qui est celui auquel appartenait le superviseur décédé. Rideau.

On rentre chez soi, épuisé. C’est le temps des condoléances. Qu’on ne sait pas comment rédiger. On a envie d’écrire qu’on choppera nous même le coupable et qu’on le balancera dans le canal. On se rappelle que la police l’a déjà trouvé et qu’on est contre la peine de mort. On continue à se demander pourquoi, quel mal gangrène une société dans laquelle on est mortellement tabassé en faisant un constat d’accident. Vint aussi le temps des considérations plus terre à terre: est-ce que le réseau roulera demain ? Non. Ni même après-demain, peut-être. Et alors ? On s’en fout. Oui, moi, l’apôtre de la qualité et de la continuité du service public, l’anti-syndicaliste primaire, et accessoirement le gars qui se déplacera en vélo ces prochains jours, je m’en fous. Ils peuvent même faire des manifs au finish. C’est purement émotionnel, oui. Rationnellement, on peut se demander si une journée d’arrêt n’aurait pas « suffi » (je n’aime pas ce mot ici mais je n’ai rien trouvé d’autre), on peut se demander l’intérêt de prolongations. Mais ce n’est pas rationnel et on ne peut pas exiger de l’humain qu’il soit rationnel en ces circonstances. On ne peut pas demander à ces gens de faire comme si de rien n’était et de reprendre leur service demain. Ce ne sont pas des machines. D’ailleurs ne me demandez pas non plus d’être rationnel, je ne peux pas. Pas aujourd’hui.

C’est une nouvelle nuit qui commence. Un moment privilégié durant lequel la ville semble s’arrêter. Le balais des derniers trams rejoignant l’écurie est passé. On n’entend plus qu’une voiture, de temps en temps. Les avions se sont tus aussi. Tout est calme. Il n’y a qu’un lointain bourdonnement qui est couvert par le bruit de votre douce musique et par celui des touches du clavier que vous pianotez instinctivement. Vous êtes fatigué et le poids de vos paupières vous rappelle qu’il serait sage de songer à s’envoler vers le pays des rêves. Rêver, se laisser aller, voguer dans l’insouciance, c’est justement ce qu’il vous faudrait. Mais comme tous les soirs vous n’arrivez pas à franchir le cap: vous avez l’impression de rater quelque chose en allant dormir, vous pensez que vous perdez votre temps et que la vie est trop courte pour en gaspiller en heures de sommeil.

Si le corps ne suit plus, si le corps dort déjà, la tête en revanche travaille à plein régime. Vous pensez. A tout. A ce que vous avez fait aujourd’hui. Et à ce que vous n’avez pas fait. A ce que vous avez dit. Et à ce que vous n’avez pas dit. Et à la manière dont cela a été interprété. Vous êtes vous bien exprimé ? Avez-vous assuré ? Quelle image avez-vous renvoyé ? Et demain, que se passera-t-il ? Que fera-t-on ? Et dans 6 mois, dans un an, dans 5 ans ? Où serez-vous, que ferez-vous, qui serez-vous ? Et avec qui ? Car vous avez beau vous persuader que vous êtes un électron libre, que vous allez là où le chemin que vous choisissez de prendre vous mènera, il reste que vous êtes attaché à des proches. Des gens qui ont façonné des pans entiers de votre existence et qui en façonneront encore. Conserver vos relations les plus chères dont vous êtes fier de la construction, c’est votre principale préoccupation.

Elle tourne souvent à l’obsession, cette préoccupation. Tellement que vous oubliez de profiter de tout ce que vous avez aujourd’hui de peur de le perdre demain. Vous oubliez que la nuit est magnifique et que le ciel abrite des milliers d’étoiles. Vous oubliez que vous êtes dans votre lit et qu’il suffirait que vous éteigniez la lumière et que vous fermiez les yeux pour avoir des étoiles plein la tête aussi.

Bonne nuit.

 

Une fois n’est pas coutume, j’ai feuilleté le Vif/l’Express ce matin. La page 12 reprend les « Indiscrets du Vif », soit des petites infos loin d’être essentielles mais dont le Vif a la « primeur ». Je suis arrêté par le titre et le petit jeu de mot qui va avec « Accompagnateurs de trains, gare à vos képis ! ».

Comme vous le lirez, on apprend que depuis 2010 la SNCB a établi un code vestimentaire et qu’elle entend le faire respecter au moyen de contrôles en interne. De ces contrôles il ressort que « le port du képi serait irrégulier chez 8,2 % des agents ». Ah. Ce n’est pas tout car dans le document qui est tombé entre les mains du Vif on parle aussi de deux agents qui refusent catégoriquement le port du képi, ou du débardeur rouge de l’ancien uniforme constaté trois fois, des manches du pull retroussées qui ont été observées à deux occasions. Qu’on se rassure néanmoins puisqu’on apprend qu’au niveau des chaussettes, seul 1,2 % des agents sont en infraction par rapport au règlement.

Plusieurs choses à dire. SNCB d’abord. Non, je ne dirai pas « vous n’avez pas d’autres chats à fouetter comme améliorer la qualité et la fiabilité de vos services ?! » car le soigneux port d’un uniforme contribue à l’image de la société et cette image est déjà assez écornée comme ça avec la dégénérescence de la qualité de service, pas besoin que des gus se promènent en tongs et short pour l’entacher davantage. C’est néanmoins loin d’être le cas puisque des irrégularités sont constatées chez seulement 8,2 % des agents. Quel est dès lors l’intérêt d’envoyer un courrier interne au ton qu’on devine scolaire et condescendant (d’après l’article) à l’ensemble de la corporation dont la majorité n’a rien à se reprocher à ce niveau ? Quel est l’intérêt d’exposer à cette même corporation les petits problèmes vis-à-vis de quelques récalcitrants qui n’ont pas les bonnes chaussettes ou le bon pull ? Ne peut-on pas directement contacter les intéressés ? « Aaah c’est bien, t’as les bonnes chaussettes! »: est-ce stratégiquement intéressant d’infantiliser son personnel de la sorte alors qu’on sait les relations internes à la SNCB déjà tendues ? Bien entendu, il manque une partie du contexte pour comprendre mais de ce qu’on peut en voir, c’est assez révélateur d’un climat interne très loin d’être optimal ce qui a déjà été dénoncé à plusieurs reprises dans la presse par des cheminots et autres intervenants du secteur.

Enfin, permettez-moi de regretter que le Vif, un magazine jadis plus sérieux, consacre autant d’espace médiatique à ce genre de futilités qui ne sont pas de nature à sortir ce papier de l’inintérêt rédactionnel dans lequel il vacille trop souvent.

Athènes brûle. Nos médias européens, sans doute trop absorbés par le décès de Whitney Houston et, dans une moindre mesure, par la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN, de son petit nom), n’ont pas jugé utile de prévoir une couverture médiatique à la hauteur de l’évènement. Car c’était bien prévoir qu’il fallait faire même si selon le journaliste de la RTBF au 19h30, on ne pouvait pas « s’attendre à des violences pareilles ». C’est vrai que le vote de mesures d’austérité dans un pays qui ressemble plus que jamais à une cocotte minute, c’est souvent une opération qui passe comme une lettre à la poste.

A 23h50, la une de France 24 se préoccupait davantage - et largement - de la victoire de la Zambie.

Minuit passé et toujours aucune information digne de ce nom sur nos médias européens. Tout au plus des correspondants par téléphone qui occupent tant bien que mal l’espace médiatique pendant deux ou trois minutes. Mais pas plus hein, Whitney et la Zambie ne devant pas trop en pâtir.

Alors bien entendu ce sont les réseaux sociaux qui prennent le relais et qui nous informent de la situation en direct. Tout n’est pas à avaler évidemment. Dans la frénésie et, sans mauvais jeu de mot, le feu de l’action, les approximations et informations non-sourcées et non-vérifiées sont légions. L’incendie de la Bibliothèque d’Athènes a d’ailleurs rapidement été démenti.

Jusqu’ici vous aurez donc perçu un soupçon d’agacement à l’égard de nos médias qui n’assurent pas suffisamment, voire pas du tout, leur mission d’information en direct. Mon agacement s’intensifie à la lecture des tweets, que je reléguerais plutôt au rang des commentaires sur les forums en ligne de la DH, du style « vraiment cons ces Grecs, vois pas en quoi foutre le feu va les aider. » Ajouté à cela, le petit ton moralisateur et condescendant du style « on paye déjà pour toi, maintenant démerdes-toi, peuple grec. »

Pourquoi ce genre de commentaires m’agace? Parce qu’il émane de courageux anonymes qui pianotent sur leur clavier avant d’aller se coucher: connaissent-ils la détresse et le désespoir? Ont-ils conscience que ce cocktail explosif engendre une irrationalité encore plus importante du genre humain? Que connaissent-ils de la Grèce à part ce que les médias veulent bien en dire? Ont-ils étudié la psychologie humaine? Ont-ils vécu un drame social à l’échelle nationale? Se retrouvent-ils à la rue? Finissent-ils pauvres, d’argent et de d’horizons? Je ne pense pas. Donc, oui, ça me gêne qu’on fasse la morale au peuple grec depuis un des pays où l’ont vit le mieux au monde et où on a absolument aucune idée de la gravité des situations vécues ailleurs, en Grèce en l’occurrence. C’est un autre débat mais on a également aucune idée du confort et du luxe dans lequel on baigne, même si tout est loin d’être parfait.

Pour en revenir au fond, je ne crois pas non plus qu’incendier des bâtiments soit quelque chose de rationnellement intéressant pour faire avancer la cause du peuple grec. Je n’admets pas non plus qu’on commette de « pareilles violences », quel qu’en soit le motif. Je peux néanmoins comprendre qu’un contexte explosif les engendre. Juste en ayant un minimum de psychologie élémentaire.

Il est 1:05 et la une de France 24 n’a pas changé: Zambie-Côté d’Ivoire 8-7 aux penaltys. Vous voilà informés.

Aujourd’hui je voudrais mettre en lumière une tendance qui fait fureur dans le monde académique: les portfolios. Tout d’abord: qu’est-ce qu’un portfolio ? D’après Wikipedia, il s’agit d’un dossier personnel dans lequel les acquis de formation et les acquis de l’expérience d’une personne sont définis et démontrés en vue d’une reconnaissance par un établissement d’enseignement ou un employeur. Force nous est cependant de constater que l’utilisation du mot portfolio a été nettement galvaudée de sorte que tout ce qu’on appelait il y a quelques années « dossier », « travail » ou « réflexion » a été substitué par le terme générique de portfolio.

Pour faire court, tout ce qui fait plus d’une feuille et qui est agrafé ou relié ensemble peut être considéré comme un portfolio. Un rouleau de papier toilette, c’est donc aussi un portfolio. Sur ce, elle n’est pas élégante mais vous devinez la transition facile … Un portfolio, c’est souvent de la merde. Pourquoi ? Parce qu’on nous demande d’écrire des choses convenues, des réflexions « personnelles » balisées et autres alignements de caractères destinés à caresser l’ego institutionnel voire professoral dans le sens du poil. More »

« Putain c’est hyper chaud !!! Je saurai jamais ! ». Et bien prends des maniques ou fais toi une salade de pâtes la prochaine fois, qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Ah, sorry, tu parlais de l’examen de demain … Ces phrases qui vous font inutilement stresser et qui cassent instantanément la sphère de relative confiance dans laquelle vous nagiez en parcourant votre cours.

Là dessus, tant bien que mal, vous essayez de rassurer votre interlocuteur, lui assurant que vous non plus, vous n’avez pas encore ouvert votre cours maîtrisé toutes les subtilités de la matière. En même temps vous vous rassurez aussi, du moins vous essayez car cela devient un peu plus dur à chaque heure de la nuit qui passe et qui alourdit le poids de vos paupières meurtries.

En allant vous coucher, vous croyez à une excellente blague lorsque ce qui vous sert de réveil affiche avec parfaite indifférence « cette alarme est maintenant réglée 4h17 après maintenant ». Mais 4h17 plus tard, il vous faut bien constater que si c’était une blague, elle serait à répertorier dans le tiroir « humour pour masochistes ». Pour l’heure la blague c’est la naïveté avec laquelle vous avez cru 4h17 auparavant que vous seriez prêt et frais pour de grandes révisions matinales en vue de l’examen ayant lieu à 14h. Bref, se lever tôt quand vous vous êtes couché tard: improductivité garantie. Le positif c’est que vous êtes tellement fatigué qu’il vous devient difficile de stresser. Entre douche et trois biscuits et demi que vous parvenez à avaler – oui, mine de rien, votre estomac ressent le stress, lui – vous relisez vos notes voire poursuivez la dissection d’une synthèse qui vous est parvenue la veille au soir. Dissection est le mot puisqu’une bonne synthèse ne l’est souvent que pour son rédacteur, sa logique et sa perception que vous ne partagez probablement pas. Le plus marrant étant quand le rédacteur – qui est, en fait, souvent une rédactrice – renvoi des points de la synthèse vers le cours au moyen d’approximations telles que « voir aussi le petit encadré page 74  » ou « se référer aux slides 9 à 14  » de nombarbaredudocument.pptx Restons lucides, il est évident que personne n’ira chercher davantage d’informations in extenso. Vous êtes déjà bien content avec votre petite synthèse. More »

« - Non, merci, c’est juste un achat occasionnel. » Traduction: le coût de l’encombrement de mon portefeuille par une nouvelle carte est plus important que l’hypothétique avantage que votre établissement pourrait un jour m’accorder, moyennant la détention d’informations relatives à ma vie privée.

« - Mais c’est gratuit hein … » dit-elle la gorge un peu plus serrée presque la larme à l’oeil.

« - Non. Merci. »

Silence.

« 16,80 € s’il vous plaît. Il vous faut un sac à 90 cents ? »

Là t’as envie de lui dire « un sac oui, à 90 cents non » mais elle va pas non plus te filer un sac du Renmans pour te dépanner donc tu acceptes le deal de l’année: le sac à 90 cents. Tu ressors de là avec un sac à la forme et aux motifs assez efféminés: vert pâle avec des pétales de fleurs roses et oranges. Le tout avec le nom de l’enseigne mis en évidence à plusieurs endroits, évidemment. Toi qui essayais d’acheter un cadeau d’anniversaire chez Yves Rocher en toute discrétion, te voilà grillé. More »

Fort d’un premier opus qui a conquis les salles fin 2009, Guy Ritchie revient avec une nouvelle intrigue que l’inséparable duo Watson-Holmes élucidera au rythme de deux heures de palpitantes aventures. Inséparable duo, voilà la marque de fabrique même des péripéties du docteur et du détective qui est remise en question par le cours des (heureux?) évènements à venir. En effet le Docteur Watson se marie et compte bien tirer un trait sur son ancienne vie de célibataire et ses activités extra-professionnelles en compagnie de Sherlock Holmes. On retrouve donc un Holmes plus déjanté que jamais embarquant, presque par la force des choses, un Watson, soucieux jeune marié, dans la lutte contre le Professeur Moriarty, le « Napoléon du crime », et ses plans machiavéliques visant à compromettre les délicats équilibres diplomatiques européens.

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Ma carte d’identité venait à expiration le 16 décembre. Si l’on compte le délai de trois à quatre semaines requis pour en obtenir une nouvelle, et tenant également compte du fait que je n’aurais pas pu me présenter à mon administration communale avant les vacances de Noël, je ne l’aurais jamais eue pour présenter mes examens au pays du gouda. En effet, dans cette administration scolaire, ne pas être en possession d’une carte d’identité valable est assimilée à une fraude. Peu importe qu’elle soit périmée depuis trois malheureux jours, que vous expliquiez que vu votre statut d’international vous ne pouvez pas avoir une nouvelle carte en claquant des doigts, que votre carte d’étudiant éditée sur base de votre carte d’identité il y a trois mois soit toujours valable. Carte périmée, fraudeur ! Mais qu’on se rassure, le règlement des examens prévoit que les étudiants locaux puissent s’acquitter de la modeste somme de 35 € pour avoir le droit de passer un examen avec une carte périmée. Voilà un système bien de chez eux. Pour les autres et bien un Board of trucmuche soit la Cour Suprême des Examens statue sur ton sort et t’envoi un mail au ton arrogant et supérieur pour te signifier que c’est vraiment une fraude et que c’est vraiment très très mal et qu’en l’occurrence ton examen n’est pas valide. Ca ne m’est pas arrivé personnellement car l’examen s’est déroulé avant le 16 décembre mais je n’en reste pas moins scandalisé par cette application aveugle et bornée d’un règlement. More »

Aujourd’hui nous avions deux examens: une présentation en Sales et un QCM en Intercultural Management. Déjà deux examens le même jour sur un total de quatre examens répartis sur deux semaines: mouais. Mais soit. Ou « but anyway » comme dirait l’un de nos profs entre deux idées confuses, c’est-à-dire un peu tout le temps. Là où ça devient plus sportif c’est qu’entre mon examen oral de vente et le QCM qui suit il y a juste une petite demi-heure. Qu’importe, concentrons-nous sur la présentation orale que je ne suis pas vraiment en mesure d’improviser puisqu’elle n’est pas en français. Le QCM on pourra toujours le faire au vogelpik car dans ce pays il n’y a manifestement pas de points négatifs dans de ce mode d’évaluation. Le cours en question explique comment gérer les différences culturelles dans un contexte professionnel. Par exemple, ne pas se jeter dans les bras d’un Japonais, rester pragmatique avec un Hollandais ou encore commencer par parler foot et famille avec un Argentin. Très intéressant. Très marquant aussi quand tu te rends compte que Belges et Hollandais sont radicalement opposés à (presque) tout points de vue. Ca explique sans doute pourquoi on les trouve parfois un peu bizarres dans leurs agissements sans vraiment savoir expliquer pourquoi … More »